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MANDELA DAY

Mandela day 2016

Article Sud Ouest du 03/12/2016

Article Sud Ouest du 03/12/2016

Chaque année, afin de commémorer la mémoire de Nelson Mandela, le collège organise le MANDELA DAY.

En 2016,  la solidarité est portée par les voix des représentants du conseil de la vie collégienne. Un lâcher de ballons par les délégués de classes clôture ce beau moment de communion des cœurs.

Vidéo du Mandela day

« Que vos choix reflètent vos espoirs et non vos peurs. » Nelson MANDELA

En 2015, nous nous sommes associés au TÉLÉTHON afin de s’unir autour d’une cause nationale de solidarité. Les élèves devaient participer à une chaine humaine dans la cour du collège et apporter des piles et téléphones portables usagés ainsi qu’un participation financière. Nous avons récolté 400 euros et nous sommes fiers de remettre cette somme à l’AFM TÉLÉTHON.

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L’option handball a pu s’initier au handball fauteuil avec la section Handensemble du club de Saint-Loubès.

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Texte présenté par Mme AMÉTÉPÉ, Principale

« Aucun de nous, en agissant seul,

ne peut atteindre le succès »

Citation de Nelson Mandela

Extrait du Discours d’investiture 10 mai 1994

 

Nelson MANDELA

Mandela est né le 18 juillet 1918 au sein du peuple Xhosa. Les Xhosas sont le premier peuple que les Blancs ont affronté en Afrique du sud, leur apportant armes à feu et maladies nouvelles.[…] Le père de Mandela le nomma Rolihlahla… Il faisait partie du clan Madiba, nom qu’on lui conservera affectueusement jusqu’à sa mort le 05 décembre 2013. En tout cas il ne s’appelle pas Nelson : on lui imposa ce nom à l’école parce qu’il y était interdit de prononcer un nom africain. Toute son enfance a été marquée par les traditions de ce peuple, attaché à ses lois, ses règles de respect des autres, son culte de l’éducation et de la transmission de son histoire.[…] Son père et sa mère racontaient soir après soir au petit Mandela l’histoire de son peuple et des contes où la générosité et le courage étaient toujours récompensés. C’est aussi ce père qui lui enseigna qu’il ne fallait pas partager les préjugés hostiles que cultivaient depuis des générations les membres de son clan vis-à-vis d’un autre clan, les amaMfengu. Il alla jusqu’à prendre sous son aile deux frères de cet autre clan, à contre-courant de son entourage. Son père est mort lorsque Mandela était enfant, mais toutes ces attitudes l’auront définitivement marqué, construisant en lui une sorte de socle de sa future pensée politique.

Cette enfance – pauvre et heureuse -, il la passa dans une hutte de torchis au sol de terre mêlée à de la bouse de vache, dans un village sans route, au milieu des pâturages collectifs loués à l’État. Il fallait péniblement chercher avec des seaux l’eau des ruisseaux ou des sources pour boire, se laver, préparer les aliments. Nourri de maïs, de haricots et de citrouilles, il passait son temps livré à lui-même avec les autres garçons du village, jouant aux combats au bâton, façonnant des animaux en argiles, montant sur les veaux ou les ânes. Une vie rythmée par le respect des règles coutumières, ses interdits et ses rites, jusqu’à l’entrée à l’école à sept ans. Après n’avoir été vêtu jusque-là que d’une couverture épinglée à la taille, Mandela reçut de son père un de ses propres pantalons, coupé aux genoux, serré autour de la taille avec une ficelle, pantalon bien trop large bien sûr, mais dont il tira plus de fierté que de tous les costumes qu’il porta plus tard.[…] Il se souviendra toujours de ces soirs où tous les enfants entouraient les plus vieux pour écouter les leçons qu’ils tiraient de leur vie, les principes de sagesse qu’ils pensaient bon de transmettre. Lors de son procès de 1964, il se mit à raconter d’où lui venait sont idéal de société sans classes sociales : d’une part, de ses lectures de Marx, d’autre part, de son admiration pour les traditions tribales qu’il avait connues ; « la terre et les principaux moyens de production appartenaient à la tribu. Il n’y avait ni riches ni pauvres, et nul n’était exploité ».[…]

Bien sûr, il ne suffit pas d’avoir eu une telle enfance pour conserver et faire s’épanouir ensuite ces principes de justice et de liberté.[…] Peut-être Mandela a-t-il pu conserver ses principes toute sa vie, et les traduire dans ses actes, parce que plus de vingt-sept années au bagne et en prison l’avaient isolé des courants tumultueux de l’époque et contraint à méditer, prendre du recul, concevoir des idées universelles.[…]

Mandela poursuit sa scolarité à l’institut d’Engcobo, puis au lycée de Fort Beaufort. Au bout de ce parcours, il a la chance d’être inscrit à la seule université noire d’Afrique du Sud, d’où il est renvoyé un an plus tard pour avoir participé à une action collective. Gagnant sa vie comme veilleur de nuit dans une mine d’or de Johannesbourg, il trouve un stage dans un cabinet d’avocats, continue ses études par correspondance, obtient son diplôme de droit, qui le conduira à trente-quatre ans, en 1952, à fondre avec son ami Oliver Tambo le premier cabinet d’avocats noirs d’Afrique du Sud.

On le voit, Mandela n’a jamais lésiné sur le travail intellectuel, ce qui lui a donné les moyens plus tard d’analyser, d’argumenter, mais aussi de lire Marx et Shakespeare, et de mettre en scène Sophocle…

Ce qui a peut-être marqué le plus profondément la pensée de Mandela dès sa petite enfance, […] c’est un principe essentiel dans certains peuples d’Afrique.[…] Ce principe se résume à un mot, qui fit monter une clameur dans le stade de Soweto le 13 décembre 2013, lors des obsèques de Mandela, lorsque Barack Obama le prononça : « En Afrique du Sud, il existe un mot, ubuntu, qui décrit son plus grand talent : sa reconnaissance du fait que nous sommes tous liés ensemble d’une manière qui peut être invisible à l’œil ; qu’il y a une unité dans l’humanité ; que nous nous réalisons en partageant avec les autres et en prenant soin de ceux qui nous entourent.[…] Mandela l’a développé dans le sombre isolement d’une cellule. » […]

Que signifie donc ce mot Ubuntu ? Le mot peut être globalement traduit par l’expression : « Je suis parce que nous sommes », ce qui invite en toutes circonstances à privilégier l’intérêt commun sur celui de sa seule individualité, mais aussi à chercher toujours à s’identifier aux autres, y compris à leurs sentiments hostiles, pour régler sa propre vie. Mandela aimait le résumer par une image : lorsque j’arrive seul et affamé dans un village, je n’ai pas à demander de la nourriture si les habitants du village me l’ont déjà spontanément offerte. « Je suis parce que nous sommes ».

ﷺ    ﷺ   ﷺ

 

Extrait du livre de Jean-Paul JOUARY « MANDELA, une philosophie en actes »

Le Livre de Poche

 

Poème préféré de Nelson Mandela : « Je suis le capitaine de mon âme »

Dans les ténèbres qui m’enserrent,

Noires comme un puits où l’on se noie,

Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,

Pour mon âme invincible et fière,

Dans de cruelles circonstances,

Je n’ai ni gémi ni pleuré,

Meurtri par cette existence,

Je suis debout bien que blessé,

En ce lieu de colère et de pleurs,

Se profile l’ombre de la mort,

Je ne sais ce que me réserve le sort,

Mais je suis et je resterai sans peur,

Aussi étroit soit le chemin,

Nombreux les châtiments infâmes,

Je suis le maître de mon destin,

Je suis le capitaine de mon âme.

William Henley

Out of the night that covers me,

Black as the pit from pole to pole,

I thank whatever gods may be

For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance

I have not winced nor cried aloud

Under the bludgeonings of chance

My head is bloody, but unbowed.

Beyond this place of wrath and tears

Looms but the Horror of the shade,

And yet the menace of the years

Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,

How charged with punishments the scroll,

I am the master of my fate :

I am the captain of my soul.